Il y a quelques semaines, en pleine trêve hivernale, deux familles ont été expulsées des 36 et 38 rue Joffre par la police municipale en présence de Sébastien Leprêtre, maire de notre commune de La Madeleine.
C’était fin novembre, il faisait froid et ces familles s’étaient réfugiées dans deux maisons de l’îlot Alger-Fichaux-Joffre.
Il s’agissait de deux familles de la communauté Rom comptant cinq enfants dont deux de deux ans et venant du site de la Poterne Boulevard Schumann.
Certes ces familles n’avaient aucun droit à s’installer dans ces maisons.
Mais quoi ?
Les dites maisons dont les portes sont murées et propriétés de la ville de La Madeleine sont fermées depuis des années. Tout comme les autres habitations de cet îlot promises à la démolition pour laisser place à un programme immobilier qui ne démarrera sans doute pas avant plusieurs années.
Peut-on décemment mettre dehors des familles avec de jeunes enfants sans leur proposer une solution, même temporaire ?
Interrogé lors du tchat du 23 novembre, le maire de La Madeleine estimait avoir agi selon la loi et affirmait que la commune avait un quota de logements d’urgence dépassant ses obligations.
Que n’a-t-il pas accueilli ces deux familles ?
Le 13 novembre dans un hommage aux victimes des attentats du Bataclan, Sébastien Leprêtre déclarait : « Ils étaient nos sœurs et frères d’humanité ». Pas les Roms ?

Mado Madi.